Le prix du gaz à Bruxelles en 2026 : évolution et comparaison des contrats

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Par Nicolas Per

Dans notre article précédent, nous analysions l’évolution des prix des différents contrats d’électricité à Bruxelles en 2026. Nous nous intéressons cette fois aux contrats de gaz. Comment leurs prix ont-ils évolué ? Existe-t-il encore des écarts importants entre les différentes offres proposées aux consommateurs ?

Ces questions sont particulièrement importantes en 2026, alors que le gaz pèse davantage dans la facture énergétique des ménages que l’électricité. Nous verrons donc où se situent aujourd’hui les prix du gaz et comment ils ont évolué, mais également pourquoi il reste essentiel de comparer les contrats. En effet, des différences de prix significatives persistent entre les offres disponibles sur le marché bruxellois.

1 Comment les prix des contrats fixes et variables de gaz ont-ils évolué entre 2025 et 2026 ?

Figure 1. Évolution du prix moyen de la commodité gaz de tous les contrats entre janvier 2025 et mai 2026

Pour les contrats à prix variable, on observe une diminution progressive du prix moyen au cours de l’année 2025, suivie d’une hausse à partir du début de l’année 2026 jusqu’au mois de mai. Une dynamique similaire est observée pour les contrats à prix fixe, toutefois l’augmentation est plus marquée en 2026.

En effet, le prix moyen des contrats à prix fixe passe de 5,1 c€/kWh en janvier 2026 à 7,1 c€/kWh en mai 2026, soit une augmentation de 39,2 %.  Le prix moyen des contrats à prix variable passe de 4,9 c€/kWh en janvier 2026 à 6 c€/kWh en mai 2026, soit une augmentation de 22,4 %. [1]

Durant l’ensemble de la période observée, à l’exception du mois de mars 2026, les contrats à prix fixe sont nettement plus chers que les contrats à prix variable. Pour le mois de mars, le prix moyen des contrats fixes se situe à un niveau inférieur, ce qui peut s’expliquer par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont contribué à une hausse des prix de gros, alors que les prix des contrats fixes avaient déjà été déterminés. Par rapport à l’électricité, l’impact de ces tensions apparaît nettement plus marqué sur le marché du gaz.

En mai 2026, le prix moyen des contrats à prix fixe est supérieur de 18,3 % à celui des contrats à prix variable, ce qui traduit une prime du fixe particulièrement élevée. Cette situation contraste avec la période précédant la crise des prix de l’énergie, durant laquelle l’écart entre ces deux types de contrats était beaucoup plus limité.

Jusqu’à présent, l’analyse s’est concentrée sur les prix moyens, qui masquent d’importantes disparités entre les différents contrats. Il convient désormais d’examiner plus en détail l’évolution de ces contrats entre janvier et mai 2026.

1.1 Les contrats à prix variable : des écarts importants entre les offres

Figure 2. Évolution de la commodité gaz des contrats à prix variable entre janvier 2026 et mai 2026

Le graphique ci-dessus présente l’évolution des prix de la commodité de 7 contrats à prix variable, ainsi que le prix moyen de l’année précédente.

L’écart moyen entre le contrat le moins cher et le plus cher atteint environ 2,2 c€/kWh sur toute la période observée. Le contrat le plus onéreux est le Comfy Flex de Luminus, tandis que le contrat le plus avantageux est proposé par Mega via Testachats. À partir du mois d’avril, le prix de tous les contrats se situe au-dessus du prix moyen de l’année précédente (la courbe en pointillé).

Comme pour l’électricité, la majorité des contrats utilisent une indexation mensuelle, ce qui explique que leurs prix évoluent selon des tendances similaires. Seuls deux contrats, le Comfy de Luminus et celui de Bolt, sont indexés trimestriellement.

1.2 Les contrats à prix fixe : des écarts importants entre les offres

Figure 3. Évolution de la commodité gaz des contrats à prix fixe entre janvier 2026 et juin 2026

Les contrats à prix fixe, à l’instar des contrats à prix variable, enregistrent une hausse des prix, en partant toutefois de niveaux plus élevés. Malgré cette évolution, d’importantes disparités tarifaires persistent entre les différentes offres. L’écart moyen entre le contrat le plus cher et le moins cher s’élève à environ 2,6 c€/kWh sur la période observée. Le contrat le plus onéreux étant le Comfy Flex de Luminus, tandis que l’offre la plus avantageuse est celle de Mega via Testachats. Ainsi, que ce soit pour les contrats à prix fixe ou variable, en gaz comme en électricité, ce sont les deux mêmes fournisseurs qui se situent aux deux extrémités de l’échelle des prix.

L’écart de prix entre les offres met en évidence le fait que les évolutions de prix sur les marchés ne se répercutent pas de la même manière sur les usagers.

Dans ce contexte, et compte tenu du poids plus important du gaz dans la facture énergétique des ménages, la capacité des ménages à identifier et choisir les offres les plus compétitives apparaît particulièrement essentielle. Or, cette capacité reste limitée et doit pouvoir être renforcée, notamment en facilitant l’accès des consommateurs à une information claire et comparable sur les offres disponibles.


[1] Cependant, les deux contrats à indexation trimestrielle sont absents de cette moyenne au deuxième trimestre dont le contrat Comfy Flex de Luminus qui est le plus cher du marché. 

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